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06/06/2007
Gallo et ses secrets, GSPR et République
Il est des circonstances où il faut céder sur ce qui est moindre. Ainsi en a décidé Max Gallo pour parvenir à ses fins : succéder à Revel sous la Coupole. En vérité, je n’ai point voulu le dire à l’époque, mais le soutien de Gallo au candidat de l’UMP a été très largement dicté par les nécessités de sa campagne académique. Je le dis pour les plus jeunes de mes lecteurs, mais l’académie n’est pas un lieu où les forces de progrès sont les plus représentées. Gallo, livré à son ambition, a choisi le ralliement bruyant au nouvel élu afin de s’attirer les bonnes grâces (et les votes) d’Ormesson, Druon et toute la clique. C’est ainsi que les hommes sont faits, que voulez-vous, il n’y a aucune raison de s’en offusquer.
Pour cette fois il est vrai, je dois admettre que Gallo a fait les choses franchement. Il n’en a pas toujours été ainsi. Tiens, en 1999 par exemple, il se cachait chez lui pour négocier son soutien à la liste Pasqua-Villiers à l’orée de la campagne des élections européennes de l’époque. Lorsqu’il recevait l’émissaire de Pasqua venu négocier les termes du ralliement dans son logis, situé sur un place parisienne de renom il se précipitait à la fenêtre pour scruter la place avec anxiété. « Avez-vous été suivi ? Est-ce qu’ils vous ont vu entrer ici ? » Et l’émissaire de s’étonner : « Ils ? Qui ça ils ? ». Gallo se laissait alors tomber dans son fauteuil, comme accablé par le poids d'un invisible complot. « Je suis sur que mon éditeur me fait suivre… Il pense que ça n’est pas bon pour mes ventes de m’afficher avec Pasqua… »
L’émissaire de Pasqua, un homme à la plume acérée et qui prétend écrire de bien meilleurs discours que Gaino, s’amusait beaucoup des coquetteries de Gallo. Il était venu lui proposer d’animer pour le compte des souverainistes de l’époque un « pôle de gauche » (eh oui ! Déjà) et une bonne place sur la liste, mais tout cela n’a pas abouti.
De toutes façons, dès 1988, Gallo voulait quitter le PS et il n’avait de cesse d’expliquer à Chevènement que l’avenir était ailleurs. Il lui est même arrivé à l’époque de téléphoner à toute heure du jour et de la nuit à Georges Sarre pour l’entretenir de ses visions à ce sujet. Pour tout vous dire, Sarre a cru pendant un bon moment que Gallo était aussi zinzin qu’Hallier, qui lui avait les mêmes coups dix ans auparavant. Bref, par la suite, on a vu ce que ça a donné.
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Les gendarmes du GSPR ne sont plus chargés d’assurer réellement la protection du président de la République. C’est bien regrettable. Ce sont des fonctionnaires profondément républicains, efficaces et désintéressés. Celui qui m’aide chaque jour ici pourrait en témoigner. Certes, son bureau n’était pas situé au palais même, il lui arrivait de passer beaucoup plus de temps dans les locaux du 2-8 de la rue voisine ; mais je sais que lors des ses visites régulières à l’Elysée, il appréciait la courtoisie, le maintien et le dévouement de ces gendarmes et qu’il les salue aujourd’hui, notamment ceux qui connaissent tant et tant de choses qu’ils taisent à jamais.


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