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01/06/2007

Pégard à l'Elysée, mon blog et révélation

  Je viens de prendre connaissance des vraies circonstances qui ont présidé au recrutement de Mme Pégard au poste de conseiller à la présidence de la République. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire qu’avec le nouvel élu, on échangerait le pittoresque de mon prédécesseur pour le cocasse, c’est désormais chose faite. 

  Sachez donc qu’à l’origine, Mme Pégard a demandé une entrevue à l’épouse du président afin que celle-ci justifie son étrange abstention lors du second tour de l’élection présidentielle. On m’a assuré qu’à l’occasion de la formulation de cette requête, celle qui était encore journaliste au « Point » de ce bon Giesbert était bien loin de se douter qu’elle finirait deux jours plus tard conseillère du prince.

  Rendez-vous a été pris dans l’un de ces restaurants pour rastaquaouères comme semble les affectionner le couple présidentiel, non loin des Champs-Élysées à Paris. Au bout de deux minutes de conversation, sur fond de musique électronique hypnotique à la mode (heureusement qu’on ne m’infligeait pas ça « chez Lulu » ou au « Pichet ») l’épouse qui ne vote pas pour son mari proposait à Mme Pégard de les rejoindre à l’Elysée. « Tu ne vas pas faire ce métier toute ta vie », « Franchement, tu n’en as pas marre de faire la scribouillarde », autant d’arguments qui ont ébranlé l’intrépide reporter du « Point ». Du coup, l’épouse a convoqué son mari, qui n’était pas encore officiellement installé. Celui-ci est arrivé dans l’instant. Dix minutes plus tard, Mme Pégard était conseiller à la présidence, et le lendemain, elle était dans l’avion pour Berlin. A-t-elle eu le temps de réfléchir ? Personne ne le sait, et d’après ce que l’on me raconte, elle ne se rend toujours compte de rien.

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  Il me revient que l’on suppute ici et là au sujet de l’identité de la personne qui m’aide à tenir ce « blog » depuis deux mois et demi. Il est inutile de s’acharner ainsi. Il n’y pas de secret qui vaille en la matière. Je vais donc vous dire la vérité. Cette personne a cheminé en ma compagnie vingt-cinq années durant. Voilà, les choses sont désormais claires. Et plutôt que de s’interroger sur des choses bien futiles, demandez donc à M.Aphatie ce qu’il a vu, il y a quinze ans, dans les toilettes du Conseil Régional de Haute-Normandie. Il en avait fait des gorges chaudes dans tout Paris à l’époque, au point que cette affaire m’était revenue, bien qu’elle ne présentât aucun caractère scandaleux, je m’empresse de le dire pour les nombreux journalistes qui me lisent ici chaque jour. 

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