17/05/2007

IIIe Empire et gens de plume

  On s’offusque beaucoup dans certains milieux de la presse parisienne de la promotion de Mme Pégard du « Point » au poste de conseiller auprès du président de la république. Des gens de bonne volonté et de bonne conscience s’interrogent sur les relations qu’a pu entretenir Mme Pégard avec le candidat de l’UMP tout au long de cette campagne présidentielle, témoignant ainsi d’une naïveté que je n’hésiterais pas à qualifier de confondante. 

  Lorsque j’étais en activité, cette dame m’avait déjà été signalée comme étant de droite et traçant sa carrière dans le sillage des élus de droite. Je ne vois donc pas pourquoi tous les journalistes français feignent la surprise. On m’a même rapporté que mon successeur la connaissait très bien et lui portait une sorte d’affection (j’espère que le mot est approprié) amusée, tenant à son sujet des propos que son chauffeur, M.Laumond, répétait à qui voulait bien les entendre, ce qui, parait-il provoquait beaucoup d’hilarité dans les rangs du RPR, et beaucoup moins du côté d’un conseiller général du centre de la France. 

  Mme Pégard est très amie avec Pierre Charon, un proche du nouvel élu. Pour l’anecdote, c’est lui-même qui avait suggéré à la journaliste de changer la photographie ornant sa page du « Point » consacrée à la communication de l’UMP. « Tu fais trop vieille et trop ringarde, re-looke toi ma cocotte ! » lui avait-il dit avec une certaine franchise. On voit bien que tout cela ne date pas d’hier et il faut être un sacré gogo pour croire à une subite conversion de Mme Pégard aux vertus du IIIe Empire instauré officiellement hier.

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  A quoi va bien servir Georges-Marc Benamou à l’Elysée ? A gonfler les frais de bouche de cette maison, sans nul doute, sinon, je ne vois pas. A moins qu’il ne soit là pour écrire la geste du IIIe Empire ? Voilà qui serait plaisant, surtout si le nouvel élu lui fait l’honneur de le convier à sa table. Benamou adore être invité et aussitôt après, il raconte n’importe quoi à n'importe qui pour se rendre intéressant. Pierre Bergé lui avait donné de mauvaises habitudes. Moi qui ai eu la faiblesse de partager dans mes restaurants familiers quelques déjeuners et dîners avec lui, je ne l’ai jamais vu proposer de régler la moindre addition ou s’enquérir, ne serait-ce que par bon ton, de la manière dont serait payée la note. Au contraire, il baissait les yeux lors du règlement de ces petites affaires, faisant mine d’être très absorbé par des réflexions profondes relatives aux sujets que nous venions d’évoquer au fil de la conversation : Danielle Darrieux, Martine Carol, Romy Schneider…

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