01/05/2007
Debat et socialistes, Sarkozy et ses soutiens
Hier soir, je me suis laissé aller à contempler sur Antenne 2, le spectacle de la confontation organisée par un certain Yves Calvi. Trois petits débats se succédaient mettant aux prises des représentants des deux candidats.
Je ne connais pas ce M.Calvi, mais j’ai regretté, c’est un comble, Alain Duhamel. Je me souviens d’un cafetier de la Nièvre, homme charmant au demeurant, qui tenait un petit établissement non loin de Château-Chinon. Il portait les cheveux en brosse, comme ce M.Calvi, à cette différence près que les siens ne repoussaient pas miraculeusement (c’est ce qu’on m’a dit) à mesure qu’ils tombaient, et il se tenait comme lui derrière son comptoir, les bras croisés arborant l’air assuré de celui qui n’ignore plus quels sont les vrais secrets de la vie. Le prix du canon de rouge, les américains tournant l’épopée d’Apollo 11 en studio pour berner la planète, le tiercé qui va passer de 3 à 5 francs et provoquer la ruine du PMU, la vérité sur le sexe de Sheila, la maladie de Pompidou, les accords secrets de Brejnev et Kissinger pour rouler les Chinois et ainsi de suite. J’aimais beaucoup le visiter. Lui et ses clients me fournissaient de précieuses indications sur les préoccupations populaires. Je ne pouvais deviner, à l’époque, que de telles qualités d’analyse et de réflexion amèneraient les héritiers de mon tenancier de bistrot favori à devenir les journalistes emblématiques du service public de la télévision. C’est peut être pour cette raison qu’Arlette Chabot a tout tenté pour bloquer, l’an passé, l’arrivée de M.Calvi au sein d’Antenne 2.
Par ailleurs, j’ai trouvé les trois représentants du PS lors de cette émission peu à leur aise. J’attendais plus de pugnacité. Le jeune Montebourg par exemple, n’a pas su renvoyer le porte-parole de Sarkozy, cette Rachida Dati qui aboie plus qu'elle ne parle, à la niche dont elle n'aurait jamais dû sortir. Moscovici a endormi tout le monde, comme d’habitude, et Sapin m’a autant ennuyé qu’au temps où il siégeait en Conseil des ministres. Tout cela m'a rendu maussade. Les socialistes se rendent-ils compte que cette campagne s'achève dans trois jours et que le temps des amabilités concédées à l'adversaire est révolu?
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Seguela se décide aussi à aller à la soupe. Bien. Que voulez-vous que je dise ? Je ne peux que vous rapporter ce qu’un chanteur populaire, présent dimanche au meeting parisien de Sarkozy, a déclaré à ses proches qui lui en faisaient reproche. Pour justifier son honteux ralliement sarkozien, cette vedette de la chanson a mis en avant le chantage qui aurait été exercé à son encontre. Une question d’arrangement avec le fisc, pour ce que j’ai saisi de l’affaire… Voilà donc où nous en sommes rendus aujourd’hui, dans ce pays qui fût une république. Un candidat s’époumone à la tribune de ses meetings et veut imposer à ce pays un retour à la « morale » tandis que ses affidés, dans les coulisses, achètent les ralliements des uns et des autres à coup d’arrangements fiscaux, de promesses de contrats publics, de places à se répartir. Hallyday, Tapie, Seguela, Benamou, Gallo, Glucksmann… Qu’ont-ils promis aux uns et autres ?


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