30/04/2007

Sarkozy et Guaino, Chabot et débats

  Ma position actuelle m’a permis d’assister hier en toute discrétion au meeting de Nicolas Sarkozy à Paris. Je ne vais pas revenir ici à nouveau sur la liste des soutiens nombreux qui rejoignent, jour après jour, le candidat de l’UMP, tout a déjà été dit à ce sujet. Tout cela a un furieux air de mai 58 et je plains les plus jeunes d’entre vous qui allez découvrir ce monde là, si par malheur ce candidat est élu. 

  Hier, M.Sarkozy a délivré un de ces discours ciselés pour lui par sa nouvelle plume, Henri Guaino. Il est assez divertissant d’observer que ce monsieur a officié auparavant pour le compte de Philippe Seguin et de Charles Pasqua. Il était déjà préposé à la rédaction de diatribes où il plagiait sans vergogne, et sans que Pasqua ne s’en aperçoive, Barrès, Déroulède et Maurras. En 1999, lors de la campagne des européennes, époque où le peuple français avait estimé Sarkozy à sa juste valeur, Guaino avait exigé de son mentor une place de député européen, une sollicitation que le terrible monsieur Pasqua avait refusé tout net. Pour se venger, Guaino passait tout son temps à occuper les lignes téléphoniques du conseil général des Hauts-de-Seine, où il était employé, afin d’expliquer à tous ses interlocuteurs que Pasqua était gâteux.

  On m’a rapporté également que ce Guaino a une très haute idée de lui-même, aussi haute que ses idées sont courtes. Il est à ce point empli de lui que tous ses proches finissent tôt ou tard par l’éloigner. Cette marque de caractère lui a valu de dormir quelques mois sur le canapé d’un ami qui a bien voulu l’héberger le temps de sa rédemption.

  Pour tout vous dire, ce Guaino est un zozo de grande envergure, et comme tous les zozos, il ne fait que des zozoteries. Cela serait sans conséquences s’il n’était le grand inspirateur de la pensée Sarkozienne, une pensée dont nous avons tous pu mesurer ce dimanche l’abyssale profondeur à travers le discours lu par le candidat de l’UMP, ce discours de rupture avec mai 68 qui laissa Thierry Roland et Philippe Bouvard muets d’admiration, tout comme leurs compagnons de route, Alain Finkielkraut et André Glucksmann.

 Paul-Marie Couteaux, un député européen souverainiste qui a bien pratiqué Guaino affirme que ce dernier n’a pas lu les livres qu’il prétend connaitre, mais des fiches de lecture, comme les affectionnent les étudiants de Sciences-po. Il trouve cependant à Guaino une qualité essentielle, et je ne résiste pas au plaisir de la citation : « Attention, dit Couteaux, ce Guaino n’a pas que des défauts. A table, c’est un bon convive »

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  A quarante huit heures du débat, Arlette Chabot s’inquiète. Elle sait que Ségolène Royal est informée de ses agissements et sympathies diverses, et elle craint de la part de la candidate une allusion à ce sujet. Il est vrai que ce samedi, Arlette Chabot s’est surpassée. C’est elle qui a imposé que le débat Royal Bayrou soit traité dans le corps du journal de 20 heures d’Antenne 2, comme s’il s’agissait d’une nouvelle sans plus d’importance que cela, déclarant au passage devant ses fidèles que : « de toutes façons, on en fait bien assez pour ces deux nazes »

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