25/04/2007

Centrisme et espoir, Chabot et Sarkozy

  Les heures s’écoulent et je constate que mon analyse demeure la plus juste. Si l’on examine attentivement les éléments à notre disposition, le bloc Sarkozy-Le Pen peine à rassembler à mesure que les jours passent et que la réflexion de nos concitoyens chemine sur la voie qui mène à la raison. Pour le moment, et pour plagier une formule célèbre, Ségolène Royal est politiquement majoritaire mais elle est électoralement minoritaire. Mais l’espoir demeure. Pour la première fois dans l’histoire électorale, l’arithmétique des résultats découlant d’un scrutin de premier tour d’une élection présidentielle peut s’inverser. Il y a un gouffre entre le bloc Sarkozy-Lepen et le premier des électeurs de François Bayrou qui serait le plus proche de ce bloc réactionnaire, un gouffre moral et par conséquent politique. 

  Dans ces conditions, ne sous estimez pas la portée du geste que va accomplir François Bayrou ce jour. L’électorat « centriste » était déjà très ébranlé, il n’en sortira que davantage désemparé. Pour un centriste, choisir de ne pas choisir, c’est déjà choisir, et ne pas appeler à voter à droite, cela résonne comme un appel à voter à gauche.

------------

  A quelques jours du débat je me dois de révéler une petite anecdote savoureuse. Lors de son dernier passage à Antenne 2, Nicolas Sarkozy a snobé tout l’état major de la chaîne venu l’accueillir à grands renforts de compliments. Président, directeur de ceci, directeur de cela, directeur du reste, directeurs adjoints et autres directeurs délégués. Même Patrice Duhamel, l’homme à la poignée de mains giscardienne, a été ignoré, tel Lauzun au coucher de Louis XIV précédant le jour de sa disgrâce. Le candidat UMP n’a adressé la parole qu’à une seule personne, le tout avec beaucoup de chaleur et d’amitié. Une démonstration d’affection qui valait adoubement au sein de la famille Sarkozyste. La promesse de la direction générale de la chaîne me dit-on. Le candidat de l’UMP a félicité cette personne pour l’ensemble de son œuvre durant la campagne, la remerciant en termes éloquents : « Je n’oublierai pas que c’est grâce à vous, chez vous, que cette belle aventure a commencé » Il faisait référence à cette émission du mois de novembre dernier, d’une durée de trois heures, où il avait pu, sans contradiction aucune, débiter ses sornettes. Sous l’effet de ces simples mots prononcés du fond du cœur, Arlette Chabot s’est, parait-il, empourprée, comme happée par les vagues tumultueuses d’un plaisir jusque là inconnu pour elle, renversée, emportée, submergée, enivrée…Et  il est juste de reconnaître que le compliment est mérité. 

A part cela, Arlette Chabot est pressentie par Antenne 2 pour arbitrer le débat du 2 mai. Moi, je la récuserais.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://francoismitterrand07.hautetfort.com/trackback/1127526

Ecrire un commentaire