24/04/2007

Débat et tactique, gloire et Besson

  L’élection présidentielle sera définitivement jouée au soir du 2 mai prochain, lorsque s’achèvera le débat entre les deux candidats. Il ne faut pas surestimer la portée de ce type de confrontations. On y gagne peu, mais on peut y perdre beaucoup. Contrairement à ce qui a été propagé jusqu’à la caricature, le débat de 1974 n’a eu aucun impact sur le résultat final, tout était acquis au soir du premier tour de cette élection présidentielle.

  Cette fois-ci, il peut en aller différemment. Ségolène Royal l’a dit hier à ses proches, elle juge être capable de déstabiliser Nicolas Sarkozy tout au long de ce rendez-vous si crucial. Elle est certaine que la vérité des êtres apparaîtra enfin, que le masque du candidat UMP finira par tomber. 

  C’est une tâche difficile qui l’attend. Pilhan me répétait sans arrêt qu’à la télévision, le premier agresseur est toujours le perdant. C’est pour cette raison qu’il avait inventé ces émissions regroupant plusieurs journalistes et où l’un d’entre eux, sans le savoir le plus souvent, jouait le rôle du méchant. Je me souviens de ces délicieux entretiens du 14 juillet où Poivre d’Arvor ne pouvait résister à la tentation de m’attaquer, ignorant qu’il me rendait service.

  Face à Nicolas Sarkozy, la tactique à déployer s’impose d’elle-même ; il conviendra d’éveiller les démons qui sommeillent en lui et qu'il tente d'anesthésier depuis quelques jours : l’arrogance, la brutalité, le cynisme. Je n’en dis pas plus, mais je fais confiance à Ségolène Royal pour y parvenir.

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  Ce matin sur Europe no1, M.Besson a été convié par Elkabbach à venir nous expliquer les conditions de son ralliement à Nicolas Sarkozy. Inutile de commenter davantage. Le choix de cette station pour relayer les propos de M.Besson est éclairant, et il ne me parait pas étonnant de voir dorénavant réunis M.Besson et le candidat de l’UMP qui souffrent tous deux d’hypertrophie du moi comme le diagnostiqueraient des psychiatres confirmés. 

  Je m’interroge cependant : comment un homme comme Besson a-t-il pu prospérer au sein du PS durant de si longues années ? J’espère qu’il ne s’agit que d’un cas isolé, et que d’autres Besson ne sont pas tapis, ici et là, attendant de trahir, pour connaître à leur tour l’ivresse de la gloire, qui désormais dans ce pays, constitue la récompense des félons

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