16/03/2007

Royal, le PS, DSK, Hollande, mon successeur

 Hier, j'ai regardé Ségolène Royal à la télévision. La candidate socialiste a enfin compris qu'il était temps pour elle de se débarrasser de ce terrible boulet qu'est devenu le parti Socialiste et dont l'avait lestée François Hollande. En annonçant hier qu'elle choisisissait la liberté, elle a donné raison au jeune Montebourg (celui-là, il faudra que je vous en parle aussi...). Le seul défaut de la campagne Royal, c'est bel et bien son compagnon, moins il interviendra et mieux ce sera.

 Tant qu'à faire, il serait également utile de demander à Dominique Strauss-Kahn d'en faire un peu moins aussi. L'autre jour, il a été surpris à la terrasse de "l'Avenue",  ce mauvais restaurant pour rastaquouères (comme on disait avant-guerre dans certains milieux) qui se situe avenue Montaigne à Paris. Il déjeunait là en compagnie de Jean-Pierre Elkabbach. Leurs voisins de table ont entendu toutes les sournoiseries proférées par "DSK" à l'encontre de la candidate socialiste, sournoiseries auxquelles Elkabbach a souri de bon coeur parait-il. Et je passe sur la multiplication des entretiens accordés par "DSK" où il explique que Bayrou doit se rallier à Royal compte tenu de leur proximité, ce qui sous-entend que le contraire est tout aussi possible et contribue à détourner des électeurs de gauche vers l'absurde vote Bayrou.

 Strauss-Kahn aura beau faire, il sera toujours perçu par les vrais électeurs de gauche comme le candidat des patrons et donc des medias. J'ai également la faiblesse de penser que l'omniprésence à ses côtés d'Anne Sinclair le dessert. Quelle idée de s'afficher en couple durant la campagne interne du PS dans toutes les émissions télévisées de divertissement! N'est pas Clinton qui veut et nous ne sommes pas en Amérique... Tout cela, c'est un peu la faute de Lionel Jospin qui a toujours été trop gentil avec son ami Dominique. Ainsi, je me suis toujours demandé, lors de la campagne 2002, pourquoi Anne Sinclair assistait-elle aux réunions stratégiques du candidat socialiste dont le programme n'était pas socialiste? Elle n'était pas membre du PS (et ne l'a jamais été), et elle ne figurait pas dans l'organigramme officiel de la campagne . Moi, je n'aurais pas toléré cela. Et pour dire des bêtises dans ce genre de réunions interminables et inutiles qu'affectionnent les socialistes, il y avait déjà Moscovici.

 Sinon hier, j'ai noté qu'on se demandait si mon successeur ne risquait pas de croiser le chemin de divers juges d'instruction dans les semaines suivant son départ de l'Elysée. Cette rumeur, venue  a priori dont ne sait où, est assez distrayante. Rares sont les commentateurs à souligner que le justice française est aujourd'hui devenue un instrument sarkozyste puissant. On peut donc estimer à juste titre que Nicolas sarkozy s'impatiente de recueillir au plus vite le "soutien" de mon successeur...

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